D'où vient l'idée
Les tableaux utiles sont souvent modestes. Le planning de la cantine, la liste des parents à appeler, le comparatif de trois devis, le suivi des habitudes d'une quinzaine, les lignes d'une petite facture. Ces documents circulent par courriel, s'impriment, se collent dans un cahier, se photographient pour un groupe. Ils n'ont pas besoin d'un historique de versions dans le nuage, ni d'un commentaire ancré sur une cellule, ni d'une formule qui recalcule une moyenne toute seule.
Pourtant, les outils courants poussent vers le grand logiciel. On ouvre un tableur pour six lignes. On crée un compte pour ne pas perdre la grille. On accepte une mise en page par défaut qui a l'air d'un écran de saisie, pas d'une page à lire. Tabley part du besoin inverse : créer un tableau en ligne, le remplir, le rendre lisible, l'exporter, et fermer l'onglet. Le générateur de tableau reste gratuit. Personne ne vous demande de vous inscrire pour débloquer l'export ou pour dépasser cinq lignes.
Le choix de rester dans le navigateur suit la même logique. Il n'y a rien à installer sur le téléphone ni sur l'ordinateur. La page se charge, la grille apparaît, vous écrivez. Cela convient à un ordinateur d'école, à un téléphone prêté, à une session où vous ne voulez pas laisser un logiciel derrière vous. Cela ne convient pas si vous avez besoin que le même tableau vous suive automatiquement d'un appareil à l'autre : ce suivi n'existe pas ici, et la page confidentialité explique pourquoi le stockage reste local.
Ce que le site fait, et ce qu'il ne fait pas
Tabley vous donne une grille jusqu'à quarante lignes et douze colonnes. Vous choisissez les en-têtes : aucun, ligne du haut, première colonne, ou les deux. Vous ajoutez ou vous retirez une ligne ou une colonne à côté de la sélection. Vous annulez et vous rétablissez. Vous colorez le texte et le fond, avec une portée au choix : la cellule, la ligne, la colonne, ou toutes les cellules. Des pastilles, un sélecteur et un code hexadécimal sont là. Le fond d'en-tête et le texte d'en-tête sont séparés. Une couleur de bandes peut alterner les lignes. Une note signale un contraste faible.
Vous pouvez mettre en gras, en italique, souligner, passer en capitales, en minuscules ou en casse de titre, aligner à gauche, au centre ou à droite. Vous choisissez une police sans empattement, avec empattements, ou à chasse fixe, une taille, et une marge de cellule serrée, normale ou aérée. Les bordures sont pleines, en tirets, en pointillés, ou absentes, avec une couleur et une épaisseur. Le tableau peut prendre toute la largeur. Un titre et une légende l'encadrent.
Vous exportez en PDF, PNG, JPEG, CSV, Excel, HTML ou Markdown. Vous imprimez, vous copiez, vous importez un CSV, vous collez depuis un tableur. Tab et Entrée déplacent la sélection. Voilà le périmètre. Il n'y a pas de formules, pas de plusieurs feuilles, pas de commentaires, pas de partage en temps réel, pas de dossier de tableaux dans un compte. Annoncer ces absences évite de chercher un bouton qui n'existera pas. Si votre travail dépasse ce périmètre, emportez le CSV ou le fichier Excel et continuez ailleurs. Le tableau que vous avez mis en forme peut rester, lui, la version à lire.
Une taille volontairement petite
Quarante sur douze n'est pas un accident technique présenté comme une vertu. C'est une taille où un tableau à remplir en ligne reste une page. Une classe de trente élèves tient, avec une ligne d'en-tête et quelques lignes de réserve. Une semaine d'habitudes tient, jours en colonnes. Un inventaire de rayon tient mieux ici que dans une feuille de mille lignes que personne n'imprimera. Quand le sujet grossit, la bonne réponse n'est pas toujours d'agrandir la grille. Parfois c'est de couper en deux tableaux, chacun avec un titre clair. Parfois c'est de passer au tableur. Tabley ne vous retient pas : l'export est là pour ça.
Ajouter une ligne juste après la sélection, plutôt que toujours à la fin, change la façon de travailler. Vous êtes sur le mercredi, vous insérez un créneau, le reste descend. Vous êtes sur une colonne de prix, vous insérez une offre, les suivantes se décalent. Retirer fonctionne de la même façon : c'est la ligne ou la colonne de la cellule active qui part. Annuler remet l'état précédent, y compris le texte qui occupait ces cases. Ce geste est décrit pas à pas dans les fonctions, parce qu'il surprend les personnes habituées à un bouton « ajouter à la fin ».
Les langues, et l'arabe de droite à gauche
L'interface existe en plusieurs langues. Le français et l'espagnol en font partie, aux côtés d'autres langues proposées dans le menu. Choisir français ne traduit pas le contenu de vos cellules. Cela traduit les boutons, les messages courts, les noms des modèles et leurs exemples. Un emploi du temps ouvert en français propose les jours en français. Le même modèle, ouvert depuis une autre langue, propose les libellés de cette langue. Si vous aviez déjà personnalisé la grille, changer de langue d'interface ne réécrit pas votre travail en cours : le document enregistré localement reste celui que vous avez édité.
L'arabe est affiché de droite à gauche. Ce n'est pas un simple miroir cosmétique : le sens de lecture de la page suit la langue. Un tableau reste une grille, avec une première colonne et une ligne du haut, mais la page qui l'entoure se lit dans l'ordre attendu par une personne arabophone. Si vous préparez un document bilingue, écrivez le texte des cellules dans la langue de vos lecteurs, et choisissez l'interface dans la langue de la personne qui compose. Les deux choix sont indépendants.
Cette diversité de langues n'est pas un argument commercial. C'est une condition pour qu'un outil simple le reste. Un bouton mal traduit oblige à deviner. Un modèle dont les exemples sont dans une langue que vous ne lisez pas ralentit le premier remplissage. Tabley préfère peu de langues faites correctement plutôt qu'une promesse floue de « toutes les langues ». La liste affichée dans le menu fait foi.
Qui publie, et comment lui écrire
L'éditeur est Tabley. Le site est tabley.online. Vous pouvez écrire à hello@tabley.online. Le formulaire de la page contact ne stocke rien sur un serveur : il ouvre votre application de courriel avec le message adressé à cette boîte. Si votre appareil n'a pas de messagerie configurée, copiez l'adresse et écrivez depuis le courriel que vous utilisez vraiment. Il n'y a pas d'adresse physique à joindre à un courrier papier. Ne inventez pas non plus une adresse : le site n'en publie pas.
Tabley ne vous demande pas de créer un profil, donc il n'y a pas de tableau de bord où « gérer votre compte ». Il n'y a pas non plus d'équipe commerciale à qui demander un devis pour le site lui-même : l'usage est gratuit. Les questions utiles portent sur un comportement du tableau, sur un export, sur la confidentialité, ou sur une formulation peu claire de ces pages. Les conditions d'utilisation, sur la page conditions, fixent le cadre : vous pouvez utiliser gratuitement ce que vous produisez, il n'y a pas de garantie, il ne faut pas abuser du site, et votre texte reste le vôtre.
Ce que « gratuit » veut dire ici
Gratuit veut dire que vous ne payez pas pour ouvrir le générateur de tableau, pour remplir quarante lignes, ni pour exporter. Cela ne veut pas dire qu'un tiers ne pourra jamais afficher une publicité sur le site. La page confidentialité décrit cette possibilité, le fichier ads.txt, et l'identifiant de partenaire concerné. Cela ne veut pas dire non plus que vos cellules servent de monnaie d'échange : leur contenu n'est pas envoyé à Tabley.
Gratuit veut dire encore que le tableau exporté ne porte pas une redevance. Vous pouvez l'imprimer pour une association, le joindre à un devoir, l'afficher dans une boutique, le déposer dans un classeur partagé par votre propre moyen. Tabley ne devient pas coauteur de votre budget ou de votre liste de contacts. En retour, le site ne promet pas que l'outil sera adapté à un usage réglementé, médical, financier ou juridique. Un tableau de prix joliment mis en forme n'est pas une facture certifiée. Un carnet de notes n'est pas un bulletin officiel. Vous décidez de l'usage, et vous vérifiez le fond.
Comment lire le reste du site
L'accueil est l'outil. Les fonctions sont le mode d'emploi des réglages. Les modèles racontent quand partir d'un emploi du temps plutôt que d'un tableau vide. Les conseils s'attardent sur ce qui se voit mal à l'écran et mal sur le papier : le contraste, le téléphone, l'impression, le collage. La confidentialité et les conditions sont écrites pour être lues, pas pour être survolées en cherchant une case à cocher. Il n'y a d'ailleurs pas de case : pas de compte, pas de contrat cliqué, pas de version payante cachée derrière un bouton.
Si quelque chose sur ces pages contredit ce que vous voyez à l'écran, croyez l'écran pour le geste, et écrivez-nous pour la phrase. Un libellé de bouton peut être plus court que l'explication donnée ici. Les deux doivent décrire le même comportement : une grille locale, une mise en forme limitée et précise, un export qui se fait sur votre appareil.